J’ai redécouvert l’école primaire

Ces 15 derniers jours j’étais en stage dans une école primaire en CE2. Ce qu’il faut savoir c’est que je suis beaucoup plus attiré par la maternelle, je dirais même que ça m’arrangerait bien qu’il y ait un concours spécial pour enseigner en maternelle. D’ailleurs pour moi ce n’est pas vraiment le même métier et beaucoup d’enseignants me le confirme. Le primaire ça m’impressionne un peu plus, d’une part parce que les enfants sont plus grands, surtout en CM, et aussi parce que l’on a davantage un positionnement frontal par rapport à la classe, c’est à dire que l’enseignant est la plupart du temps face aux élèves. C’est un peu trop magistral pour moi et trop statistique. Ce que j’aime en maternelle c’est le fonctionnement en ateliers et de temps en temps des moments de regroupement en classe entière autour au professeur. L’enseignant est toujours en mouvement et circule dans la classe, ou il prend de petits groupes d’enfants pendant que les autres travaillent en autonomie (là vous êtes contents si vous avez une ATSEM!!!). 

Contre toute attente pendant ce stage j’ai découvert qu’il était possible d’avoir un fonctionnement de maternelle dans une classe de primaire. La prof qui m’a accueillie fonctionne beaucoup par groupe et travaille beaucoup l’autonomie des enfants. Lorsqu’elle prend un groupe en atelier, l’autre travaille en autonomie sur une notion à approfondir par exemple. Du coup l’enseignement est beaucoup moins frontal et plus participatif. J’aime beaucoup. Par contre ça demande un temps de préparation et une énergie de dingue, même pas peur 😉 ! 

Grâce à ce stage, j’ai aussi appris qu’il était possible de proposer aux enfants un temps dans la journée où ils choisissent, parmi plusieurs activités proposées, ce qu’ils préfèrent faire. Évidemment au bout d’une certaine période, par exemple 3 semaines, l’élève devra avoir réalisé au moins une fois toutes les activités. Souvent des approfondissement de notions déjà vues avec l’enseignante. L’élève fait un exercice et se corrige lui-même grâce aux fiches d’auto-correction. Il s’entraîne sur des exercices qui travaillent une notion en particulier et lorsqu’il estime avoir compris, il peut décider de passer « un brevet » (évaluation qui sera corrigée par l’enseignante). Ils aiment beaucoup ce temps de liberté « contrôlée », et ça les reponsabilise énormément. J’aime beaucoup ce fonctionnement !

Tout ça m’a réconcilié avec le primaire, même si j’attends de voir ce que donne une classe de CM, pour ça, RDV debut mars pour mon stage en cycle 3 ! Mais en attendant je fais un petit tout en maternelle en moyenne et grande section en janvier ! Je vais vous raconter tout plein de mignonneries. 😊

#sisi

Tu sais que tu es en stage dans une école primaire quand…

En ce moment je suis en stage dans une école primaire, en CE2. J’ai tout de suite su que j’étais là où je devais être. En fait tu sais que tu es retourné à l’école primaire quand :

  • Tu vois des écharpes et des manteaux accrochés dans les arbres.
  • Tu surprends un de tes élèves à lancer son chausson de sport dans le panier de basket, qu’il reste perché et que pour le déloger il lance le second qu’il perche à son tour…
  • Tu vois les gamins détaler comme des chiens fous à l’ouverture de la grille (ça c’est sûr t’es pas au collège et encore moins au lycée !).
  • Tu vois une vieille cloche sur la façade de l’école et…roulement de tambour…c’est toujours elle qui sert à sonner la récréation! 
  • Il fait moins 12° dans toute l’école et surtout dans la salle des maîtres.
  • Tu t’assoies à un petit bureau et tu te cogne les deux genoux dans les casiers sous le bureau (oui, vous savez, les casiers où les enfants sont censés ranger leurs affaires).
  • Tu essaies de passer entre les bureaux sans te vautrer en glissant sur une écharpe ou un manteau (pas comme le petit Kévin qui s’est étalé de tout son long à cause d’un tour de cou! 
  • Tu dit 60 fois « chuuut » dans la journée  l’heure.
  • Tu termines la fin de la journée sans voix parce que tu as répété mille fois « chuuuuut ».
  • Tu écoutes deux collègues débattre sur le meilleur syndicat en salle des maîtres (et tu casses directe l’ambiance en disant que tu n’es vraiment pas pro-grèves et encore moins pro-manifs. Déso les collègues).
  • Tu vois un ballon filer entre tes jambes pendant la récré.
  • Tu te pèles les miches en surveillant la récré.
  • Tu vas aux toilettes et la porte ne touche ni le sol, ni le plafond, et tes genoux cognent dedans.
  • À la fin de la journée tu es tellement naze que tu te crois un jour de lendemain de fête alors qu’il est à peine 16h… #rigolezpasjaidejahonte
  • Quand tu fais les magasins le WE et que tu ne supportes pas la voix du gamin qui parle à sa mère à côte de toi (leurs petites voix aiguës le WE c’est juste pas possible).
  • Tu vois des enfants être à deux doigts de se déboiter l’épaule pour être interrogé (adorable).
  • Tu vois un élève allongé sous sa chaise à essayer de rattraper un stylo qui s’est échappé.
  • Tu as 22 gamins qui sortent en récré sans manteau alors que toi tu as la polaire, la doudoune, l’écharpe et le bonnet.

    Oui oui c’est sûr, je suis bien de retour à l’école primaire !

    #sisi

    La fois où j’ai cru que j’étais plus forte que les autres…

    Il  y a quelques jours, j’ai cru que j’avais le pouvoir de guérir aussi vite que Wolverine, vous savez, le super-héros qui a des méga-griffes qui lui sortent des mains ! Et comme dans toute déconvenue de ce type, la chute a été lourde, très lourde.

    Revenons un peu en arrière… Il y a bien longtemps (1 ans et demi), dans un royaume très lointain (en France) une jeune femme fort jolie (c’est mon blog) et fort intelligente et fort aimante et fort… ok j’arrête… Il y a quelques temps, on m’a diagnostiqué de l’endométriose (un truc pas très chouette qui vous donne beaucoup de douleurs, tout le temps, au niveau du petit bassin). Afin de diminuer la douleur, je devai me faire opérer pendant les dernières vacances d’été. Mais comme les médecins font trop bien leur boulot, ils ont préféré me prescrire un examen complémentaire qui a décalé l’opération à mi-septembre. La tuile. En plein pendant les cours. Au tout début de la formation, la période la plus chargée en cours.

    L’opération s’est à peu près bien passée et je pensais, très très naïvement (je m’en rends compte maintenant), que j’allai pouvoir reprendre les cours 15 jours après. Évidement, le chirurgien m’avait bien dit « c’est 1 mois d’arrêt », « oui, oui… pour les autres… ». En plus de mon optimisme démesuré sur ma convalescence, le stress montait à mesure que je voyais s’accumuler les cours que je loupais… l’angoisse totale.

    J’ai donc repris le chemin de la fac 15 jours avant la date prévue. C’était une semaine de folie avec des journées du type 9h30/20h non stop (à peine le temps de passer faire pipi entre deux cours). Les allers-retours à pieds, bien trop nombreux pour mon état de santé, entre la fac de sciences, celle de sciences humaines, le R.U. bondé et hyper bruyant. Bref, le 3ème jours j’avais attrapé un bonne crève, je boitais de douleurs et le cours de 3h de psychologie du développement de l’enfant (jusqu’à 20h!) m’avait achevé. Mais j’y suis sagement retourné le lendemain. J’étais livide et tellement mal, mais toujours présente ! Dans l’après-midi, j’ai eu une longue discussion avec un collègue à qui je disais que j’étais complètement H.S., que je n’arrivais pas à me concentrer et à retenir quoique ce soit. Il m’a dit « tu sais tu n’arriveras à rien si tu n’es pas en pleine forme pour tout donner ». Là, une ampoule s’est allumée dans mon crâne de piaf. C’est le b.a-ba mais parfois on oublie même l’essentiel (où alors à l’hôpital ils m’ont lobotomisé… oui c’est ça… hum j’en étais sûre…).

    Ce jour là, après avoir faillit tourner de l’œil à la « cantoche », j’ai décidé qu’avant de continuer quoi que ce soit il fallait que je me retape, parce que même avec toute la bonne volonté du monde, je n’arriverais à rien si je n’étais pas en plein forme.

    Je suis donc sagement retournée à « une histoire une vie » sur M6 et à mes reportages animaliers sur Arte.

    #sisi

    PS : je n’ai pas encore eu le cours sur les temps du passé et je n’ai pas fait relire à ma mère alors si vous voyez des énormités, please, faites-moi signe (en plus je viens de me faire une après-midi phonologie de l’anglais donc mes capacités cognitives sont proche du néant).

    Tu sais que tu es étudiante quand…

    Une semaine que je suis étudiante, alors je me suis amusée à me demander ce qui faisait que j’étais bel et bien étudiante.

    Tu sais que tu es étudiante quand :

    • à la fin de la journée tu as méga mal aux fesses parce que les chaises et strapontins d’amphi sont en bois plus dur que le béton (si, je vous jure!).
    • la fille devant toi en amphi passe 20 minutes à regarder son mur facebook.
    • un mec pas loin de toi en amphi prend toutes les slides de la présentation du prof en photo avec son I-pad pour ne pas louper un mot (cela dit, il m’a déjà dépanné deux fois).
    • une fille avec une voix de collégienne de 3ème dit à un mec « tu m’a trop soûlé avec tes questions en maths, c’est bon c’est pas la peine de montrer que t’as tout compris ».
    • tu manges des betteraves en entrée avec en plat frites et nuggets et en dessert un yaourt sucré #viveleRU.
    • le power-point du prof est ni fait ni à faire… (franchement j’ai les yeux qui piquent à chaque fois…).
    • on t’appelle mademoiselle.
    • on se met à hurler lorsque tu dis que tu as bientôt 31 ans « nan !!! c’est pas possible !!!! Mais on a 10 ans d’écart !!!! » > ta g*****.
    • tu passes ton WE à bosser tes cours et à préparer tes TD et TP au lieu de glander dans le canapé, et mater des séries.
    • tu vois tes petits camarades lever la main en classe pour prendre la parole et le prof fait un regard chelou à ta pote parce que ELLE, elle n’a pas levé la main (NB : il va falloir qu’il s’y fasse car il n’est pas venu le jours où je vais lever la main ; j’estime qu’on est des adultes capables de se laisser parler les uns les autres, non mais puis quoi encore, demander pour sortir faire pipi ?!).
    • tu vois des filles lever la main et demander à sortir pour faire pipi…
    • tu saute de joie parce que le prof est absent ! Youpi je vais pouvoir rentrer glander chez moi aller bosser à la BU (Bibliothèque Universitaire).
    • tu dis à peu près 12 fois BU dans la même journée.
    • tu vas à Cultura pour acheter une gomme, une règle et un trieur et que tu passes devant les autres rayons de la mort qui tue, sans y jeter un œil (les études c’est les études mec !).
    • on te donne les dates des exams alors que c’est le jour de la rentrée (non mais Allô !).
    • le prof de maths te dit de bosser chez toi en autonomie « les bases » parce qu’il n’aura pas le temps de les aborder en classe et qu’il insiste bien sur le fait que ces notions sont ESSENTIELLES pour ta compréhension future #OMG !
    • tu as des devoirs à la maison… et que ça te fait c****.
    • tu pleure devant la prise de note de tes petits camarades (surtout les filles), écriture ultra soignée, souligné en rose, encadré en orange, surligné en violet,… point, étoile, à la ligne…

    Ça donne envie non ? Aller viens, viens, viens à la fac avec moi, on est bien bien bien bien bien !

    #sisi

     

    Cette rentrée de folie !

    Je vous ai raconté que j’avais loupé la pré-rentrée ? Ah oui on a beau avoir fait un travail sur soi de folie, du yoga, de la méditation, il y a quand même des choses que l’on ne change pas (et heureusement!), et bien moi c’est ma « boulet attitude ».

    Il y a de ça quelques semaines voir mois, j’ai regardé la date de rentrée pour mon Master. A l’époque déjà j’avais peiné à trouver l’information sur le site de l’université. Mais j’étais finalement tombée sur un pdf (oui un pdf…) qui indiquait comme date de rentrée le 4 septembre à 9h. Puis hier dans l’après-midi, je me suis dit que j’allais vérifier cette horaire. Je suis donc retournée sur le site de l’université à la recherche de cette information et au bout de 15 bonnes minutes, 3 recherches sur google et 6 fenêtres internet ouvertes (sans compter une flopée de gros mots) j’ai retrouvé le fameux pdf. Sauf que, m’a sauté aux yeux une info que je n’avais pas vue la première fois, le Master en question que je pensais être le mien était celui de la mention histoire-géographie et non Professeur des écoles (PE). OUPS ! Après encore 10 minutes à rechercher mon master dans ce foutu pdf, j’ai fini par ouvrir les autres pdf disponibles : date de rentrée des licences (je n’y croyais pas beaucoup) et date de rentrée des Master sciences (j’y croyais encore moins). Et bien figurez-vous que si, à la toute fin du tableau, dans le pdf des Masters sciences il y avait – on se demande bien ce qu’il fait là – mon Master Meef PE… Et oh! Comme par hasard, ma pré-rentrée était le vendredi à 16h… Je vous avoue que j’ai eu une petit coup de panique ! Car ça voulait dire que du coup les cours commençaient le lundi et que je ne savais pas à quelle heure ni où ? OMG !

    Du coup, lundi je me suis pointée à la première heure à la fac de sciences humaines (la Flash) où on m’a dit « en fait ça a changé cet été, le master meef est maintenant rattaché à la fac de sciences. Bon et bien comme diraient Omar & Fred « première nouvelle, merci de me prévenir ». Je suis donc allée à la fac de science en espérant trouver facilement le secrétariat. 1- j’ai mis 15 minutes à tourner en rond dans la fac (c’est vachement grand, moi j’étais habituée aux petits IUT) 2- finalement la secrétaire ne commençait qu’à 9h. Je lui ai sauté dessus à 9h pétant (ça faisait 1 heure que j’attendais dans une fac de sciences, DE SCIENCES !!!!) tout ça pour m’entendre dire « le 1er cours a déjà commencé : français de 8h à 10h… Rahhhhhhh ! « Oh bah c’est pas grave hein, le français c’est une sous-matière, pas du tout un savoir fondamentale !!!!! » < ironie.

    Résultat des courses j’ai loupé la pré-rentrée et mon premier cours de français… Sans compter que je n’ai pas précisé que le directeur de la formation était dans le bureau de la secrétaire lorsque je me suis pointée… du coup mon petit enfant intérieur pris sur fait a dit « c’est dommage, je travaillai vendredi », oups c’est sorti tout seul ! Bref…

    Du coup mon 1er cours était… roulements de tambour… EPS ! Qui l’u cru ! En amphi en plus, une présentation théorique. Le prof est très sympa, il parle normalement pas en mode grand orateur et est plutôt drôle et pas franchement langue de bois sur le métier ! J’aime :).

    Puis il y a eu ce moment tant redouté, celui de la pause déjeuner. Pour ma première pause déjeuner j’avais quasiment 2 heures… Il ne m’en fallait pas tant, je n’ai pas encore de copines pour papoter et pas du tout de lieu de prédilection pour déjeuner. Du coup j’ai erré une bonne demi-heure autour de la fac avant de savoir quoi faire. Mon restaurant d’entreprise hyper beau, hyper bon et hyper cool c’est transformé en un hyper marché. Oui j’ai fini chez Carrefour pour mon 1er déjeuner d’étudiante (plus exactement Stagiaire de la formation continue, mais ça c’est une autre histoire)… Bon en même temps je me suis posée en face du port du coup la vue n’était pas dégueu 😉

    L’après-midi j’avais mon 1er cours de didactique mathématique (apprendre à apprendre les maths aux enfants). Là je me suis éclatée ! Tellement intéressant ! Même si j’ai carrément balisé lorsque le prof a lancé « ça, ça et ça voici les polycopiés (ce mot est mon nouveau mot préféré, je l’avais complètement oublié) c’est à bosser par vous même, on aura pas le temps de le voir ensemble et ce sont des bases que vous avez normalement déjà acquises car vous êtes tous passés par le collège ». Archi LOL ! J’ai pleuré de stress intérieurement pendant 5 longues et interminables minutes (oui oui c’est possible) et lorsqu’il a montré le polycopié j’ai recommencé à respirer normalement « Alléluia ! C’est exactement les thématiques que j’ai revues cet été lors de ma remise à niveau en maths ! ».

    En définitive, je pensais que ce serait très difficile de rester assise et concentrée durant autant de temps, mais lorsque le sujet vous passionne, c’est easy !

    #sisi

    PS1 : je suis claquée

    PS2 : j’ai hâte de me faire des copains/copines

    PS3 : demain je termine à 19h30…

    PS3 : c’est pas en racontant ma life sur ce blog que je vais avoir le concours !

     

     

     

     

    Une semaine riche en émotion.

    Cette semaine ? Ca faisait des mois et des mois que je l’attendais sans véritablement savoir comment elle allait se passer. Plus elle arrivait et plus la boule au creux de mon plexus grandissait. Je savais qu’elle serait riche en émotion mais comme moi et les émotions on ne se côtoie que depuis quelques temps, j’avais un peu peur et je ne savais pas trop à quoi m’attendre.

    Lundi c’était la veille de mon pot de départ, j’étais un peu focalisée sur « Attend. Ils vont être 60 personnes. Donc à raison de deux parts de gâteau chacun, je vais devoir faire… »(note à moi-même bon exercice de maths pour les primaires). J’ai quand même réussi à être présente à ma dernière réunion de service tout en participant, « même dans la dernière ligne droite la nana répond présente, quel professionnalisme ! ». J’ai fait quelques bidouilles de PAO (mise en page de documents) mais plus la journée avançait et plus le stress montait. J’avais organisé un déj le midi avec mes collègues de bureau, l’équipe restreinte. C’est à ce moment là que j’avais prévu de leur offrir le petit cadeau personnalisé que j’avais trouvé pour chacune d’elle. Mais c’était sans compter que le fait que j’avais une cervelle de moineau et je j’avais oublié de les charger dans ma voiture… Lundi soir, j’étais censée préparer les 10 gâteaux « fondants, croquants » ! Mais ça aussi c’était sans compter que une RDV chez l’acupuncteur pris des mois en avance et sans compter sur ledit acupuncteur qui, comme par hasard, m’a gardé 20 minutes de plus que d’habitude. J’étais clairement à deux doigts de débarquer à poil avec les aiguilles partout dans la cabine d’à côté pour lui demander s’il ne m’avait pas oublié ! Bref… du coup je suis arrivée hyper tard chez moi mais « oh vision de rêve » monsieur était déjà aux fourneaux (déso les filles il est déjà marié à une super nana en plus). J’ai terminé à 11h15, plus stressée que jamais sur un quatre-quart qui a dû se reprendre 10 minutes de cuisson en plus alors que j’entrevoyais enfin la fin du calvaire… (#laseancedacupuncturequisertarien)

    Mardi matin je me suis réveillée un peu plus calme mais « OMG c’est le grand jour de mon pot de départ ». On a très rapidement donné le ton de la journée lors de ma distribution de cadeaux (celle ratée de la veille) ; à 8h45 on était déjà trois à chialer dont une qui s’est lâchement réfugiée aux toilettes (je ne citerais pas de nom). J’étais dans un état de « guerre émotionnelle intérieure ». Tristesse? Joie? Peur? J’ai passé la journée à attendre qu’elle passe. À attendre l’heure fatidique : 16h30. Le temps passait tellement lentement… À 16h15 j’ai commencé à installer mon pot et là j’ai vu une collègue s’affairer pour faire fonctionner un vidéo-projecteur. Mon stress est monté en flèche et je me suis dit « oh non ils n’ont pas fait ça quand même?! Là c’est mort s’il y a une vidéo je chiale à coup sûr ! ». Il y avait bien une vidéo et quelle vidéo ! THE vidéo qui ferait pleurer n’importe qui. Ma chef avait demandé à mes collègues de filmer leur réponse à des questions du type ce qu’ils aiment chez moi, leur meilleur souvenir avec moi, ce qu’ils me souhaitaient, etc… Je vous ai dit « à faire pleurer un gardien de prison ». Dès la 1ère seconde (Il y avait juste marqué « Mélo » sur un fond noir…) j’avais déjà les yeux embués et j’ai pleuré pendant 15 minutes. Mais j’ai ri aussi, beaucoup car certaines collègues sont pleine d’imagination (Cécilou se reconnaîtra) ! J’ai eu un pot de départ de rêve, inoubliable. Je n’en reviens toujours pas du monde qu’il y avait et de l’amour qui emplissait la salle. C’était un très, très beau moment. Bien sûr, je suis repartie avec une tonne de gâteau en trop et j’ai gavé mes collègues le reste de la semaine avec mes « venez prendre un bout de gâteau ». Sorry les filles. Je me suis sentie vide et un peu perdue après les festivités. Je n’avais pas envie de rentrer chez moi mais je me suis vite rendue compte que j’étais également épuisée. Mon premier pot de départ, et quel pot de départ, à l’image de mon expérience dans cette boîte, complètement fou fou !

    Mercredi, retour au bureau pour le débriefing. Vous avez cru que j’étais partie et non! Mon contrat ne prenait fin que le jeudi. J’ai fait mon pot plus tôt car bon nombre de mes collègues, à commencer par moi-même, était en convention commerciale le reste de la semaine. Bref… Mercredi matin j’ai passé ma journée à débriefer du pot de la veille. J’étais ravie d’avoir les coulisses, jamais je n’aurais pu partir sans toutes ces informations cruciales !!! J’étais vraiment beaucoup plus détendue. Le mercredi après-midi j’étais en convention, une conférence avec pas mal d’intervenants, ça m’a beaucoup changé les idées d’autant plus que la thématique écologique me passionnait !

    Jeudi – THE LAST DAY. Ça y est on y était. Ça faisait un baille que je n’avais pas été aussi détendue. Au final c’était une très bonne chose ce pot de départ en début de semaine ! Le matin, j’étais, comme la veille, en conférence. Et l’après-midi, j’étais en « team-building »  (ce sont des ateliers qui permettent de renforcer l’esprit d’équipe). En gros j’ai passé ma journée sur un voilier avec quelques collègues par un soleil merveilleux (déso les jaloux). Quoi de mieux pour terminer un job ?! Et le soir, j’étais cordialement invitée à venir me goinfrer de petits fours et à boire du champagne sur un bateau dans un cadre de rêve lors de la soirée de clôture de la dite convention. Un pur bonheur ! Je n’arrivais tellement pas à rentrer chez moi que pour la première fois en 11 ans de soirée dans ma boîte j’ai fini en boîte de night ! Je sais, ça claque ça comme dernière journée de taf.

    #sisi

    Ma remise à niveau en maths.

    En janvier, dans le cadre de la réalisation de mon dossier de Motivation pour ma demande de financement de CIF (Congé individuel de Formation) > j’en parle plus ici, j’ai pris rendez-vous avec le directeur du Master MEEF afin de lui poser un maximum de questions sur le fonctionnement / déroulement de la formation et accessoirement de me présenter :).
    D’ailleurs j’ai une anecdote rigolote à ce sujet…Pendant tout l’entretien, j’ai répété à plusieurs reprises que je n’étais franchement pas au niveau en maths, que le prof allait avoir du fil à retordre avec moi, que ça n’allait pas être une partie de plaisir (je ne plaisante pas, 5/20 au bac section ES… mais en même temps il y avait un exo qui portait sur les intégrales, le truc abordé en speed par la prof à la fin de l’année car nous n’avions pas eu le temps de boucler le programme). Bref à la toute fin de l’entretien, il finit par me dire « Ah oui et sinon, c’est moi qui assure les cours de maths, oui je suis Professeur de maths » et moi qui lâche un « oh merde ! » qui l’a bien fait marrer. Je pense qu’à la rentrée il n’aura pas oublié ma tête ! Mais je m’égare…

    Pour me préparer à ma rentrée j’étais plutôt partie pour lire des bouquins sur l’éducation, la pédagogie, etc… et mon futur prof de maths préféré m’a gentiment conseillé de plutôt bosser à fond les maths et le français. Roh c’est nettement moins intéressant… Bref la mort dans l’âme j’ai lâché mes bouquins et je me suis plongée dans les manuels de maths et français (enfin surtout les maths) mais franchement seule devant un bouquin alors que ta dernière note en maths date d’il y a 13 ans et que c’était un 5/20 c’est dur, très dur, très, très dur.
    Je me suis dit que sur internet il devait bien y avoir des supers tutos maths (il y a bien des supers tutos coiffure !). Et je suis tombée sur les cours en visio-conférence de M. Saïd Chermak, qui au passage l’un des auteurs du manuel de maths pour le crpe de l’éditeur Nathan (ce n’est pas rien quand même).

    Il propose des cours de maths payants, de la rentrée jusqu’au concours, et il balaye l’ensemble du programme pour préparer l’étudiant au épreuves écrites. Il y a aussi des cours de didactique dispensés par un autre professeur et des cours de français (didactique exclusivement) également dispensés par une autre prof.
    Il propose également dès la fin du concours et jusqu’à fin juillet une remise à niveau avant la « rentrée » qui reprend vraiment les bases pas à pas de façon très pédagogique.
    Pour ma part, je n’ai souscrit qu’à la remise à niveau sachant que j’allais rentrer à l’espe en septembre (même si je ne doute pas une seconde que ça serait vraiment complémentaire et utile de suivre les deux mais honnêtement je pense que je n’aurais jamais le temps de tout faire).
    La formation a commencé le 12 mai et s’est terminée le 20 juillet. Les cours duraient en moyenne chacun 1 heure, à raison de 32 cours. On a passé en revue opérations de base, fractions, puissances, développement, factorisation, équations, inéquations, système d’équations, inégalités, racines carrées sans oublier la géométrie avec Thalès, Pythagore, les figures géométriques, la trigonométrie (je l’avais complètement effacé de ma mémoire ce mot) et le prof ne compte clairement pas ses heures !
    Je vous avoue qu’au début je me suis dit OMG mais dans quoi je me suis embarquée ! Et honnêtement j’y ai pris goût. Et surtout j’étais ravie de voir que je comprenais.

    La visio-conférence ça fonctionne de la manière suivante : tout le monde est convoqué à une heure précise par le prof, et chacun se connecte à la plateforme avec des identifiants préalablement reçus. Lorsque le cours est commencé, s’affiche sur notre écran une fenêtre qui diffuse visuellement ce qu’écrit le prof avec une petite fenêtre où l’on voit son visage et évidemment on l’entend parler ;). Il y a également un « chat » (pas celui qui fait miaou) où tout le monde peut interagir pendant le cours et surtout poser des questions (et j’en ai posé des questions !).
    Après chaque séquence de cours, il y a une planche d’exercices à préparer pour la fois suivante que l’on corrige tous ensemble.
    Il est également possible de visionner les cours en différé lorsque l’on ne peut pas se rendre disponible. Cela permet aussi de revoir ce que l’on n’a pas assimilé.
    Pendant ces quelques semaines de remise à niveau, j’ai également eu la possibilité de visionner tous les cours de 2016 et de 2015 avec des exemples à chaque fois différents d’une année à l’autre et des planches d’exercices également différentes. C’est vraiment très complet et interactif et je n’ai payer que 80€ ! Oui 80€ ! Je n’en reviens toujours pas… le bénéfice est tel ! Grâce à cette remise à niveau, j’aborde les cours de maths de l’espe avec moins d’appréhension. J’ai véritablement repris confiance en moi sur cette matière qui a très trop longtemps été ma bête noire.

    Je n’ai pas encore commencé les cours à l’espe mais je suis certaine que cette préparation va m’être fort utile ! RDV le 4 septembre 🙂

    Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser, et surtout n’hésitez pas à aller faire un tour sur http://ecrpe.com/index.html ! Big up pour M. Chermak !

    #sisi