Tu sais que tu es étudiante quand…

Une semaine que je suis étudiante, alors je me suis amusée à me demander ce qui faisait que j’étais bel et bien étudiante.

Tu sais que tu es étudiante quand :

  • à la fin de la journée tu as méga mal aux fesses parce que les chaises et strapontins d’amphi sont en bois plus dur que le béton (si, je vous jure!).
  • la fille devant toi en amphi passe 20 minutes à regarder son mur facebook.
  • un mec pas loin de toi en amphi prend toutes les slides de la présentation du prof en photo avec son I-pad pour ne pas louper un mot (cela dit, il m’a déjà dépanné deux fois).
  • une fille avec une voix de collégienne de 3ème dit à un mec « tu m’a trop soûlé avec tes questions en maths, c’est bon c’est pas la peine de montrer que t’as tout compris ».
  • tu manges des betteraves en entrée avec en plat frites et nuggets et en dessert un yaourt sucré #viveleRU.
  • le power-point du prof est ni fait ni à faire… (franchement j’ai les yeux qui piquent à chaque fois…).
  • on t’appelle mademoiselle.
  • on se met à hurler lorsque tu dis que tu as bientôt 31 ans « nan !!! c’est pas possible !!!! Mais on a 10 ans d’écart !!!! » > ta g*****.
  • tu passes ton WE à bosser tes cours et à préparer tes TD et TP au lieu de glander dans le canapé, et mater des séries.
  • tu vois tes petits camarades lever la main en classe pour prendre la parole et le prof fait un regard chelou à ta pote parce que ELLE, elle n’a pas levé la main (NB : il va falloir qu’il s’y fasse car il n’est pas venu le jours où je vais lever la main ; j’estime qu’on est des adultes capables de se laisser parler les uns les autres, non mais puis quoi encore, demander pour sortir faire pipi ?!).
  • tu vois des filles lever la main et demander à sortir pour faire pipi…
  • tu saute de joie parce que le prof est absent ! Youpi je vais pouvoir rentrer glander chez moi aller bosser à la BU (Bibliothèque Universitaire).
  • tu dis à peu près 12 fois BU dans la même journée.
  • tu vas à Cultura pour acheter une gomme, une règle et un trieur et que tu passes devant les autres rayons de la mort qui tue, sans y jeter un œil (les études c’est les études mec !).
  • on te donne les dates des exams alors que c’est le jour de la rentrée (non mais Allô !).
  • le prof de maths te dit de bosser chez toi en autonomie « les bases » parce qu’il n’aura pas le temps de les aborder en classe et qu’il insiste bien sur le fait que ces notions sont ESSENTIELLES pour ta compréhension future #OMG !
  • tu as des devoirs à la maison… et que ça te fait c****.
  • tu pleure devant la prise de note de tes petits camarades (surtout les filles), écriture ultra soignée, souligné en rose, encadré en orange, surligné en violet,… point, étoile, à la ligne…

Ça donne envie non ? Aller viens, viens, viens à la fac avec moi, on est bien bien bien bien bien !

#sisi

 

Cette rentrée de folie !

Je vous ai raconté que j’avais loupé la pré-rentrée ? Ah oui on a beau avoir fait un travail sur soi de folie, du yoga, de la méditation, il y a quand même des choses que l’on ne change pas (et heureusement!), et bien moi c’est ma « boulet attitude ».

Il y a de ça quelques semaines voir mois, j’ai regardé la date de rentrée pour mon Master. A l’époque déjà j’avais peiné à trouver l’information sur le site de l’université. Mais j’étais finalement tombée sur un pdf (oui un pdf…) qui indiquait comme date de rentrée le 4 septembre à 9h. Puis hier dans l’après-midi, je me suis dit que j’allais vérifier cette horaire. Je suis donc retournée sur le site de l’université à la recherche de cette information et au bout de 15 bonnes minutes, 3 recherches sur google et 6 fenêtres internet ouvertes (sans compter une flopée de gros mots) j’ai retrouvé le fameux pdf. Sauf que, m’a sauté aux yeux une info que je n’avais pas vue la première fois, le Master en question que je pensais être le mien était celui de la mention histoire-géographie et non Professeur des écoles (PE). OUPS ! Après encore 10 minutes à rechercher mon master dans ce foutu pdf, j’ai fini par ouvrir les autres pdf disponibles : date de rentrée des licences (je n’y croyais pas beaucoup) et date de rentrée des Master sciences (j’y croyais encore moins). Et bien figurez-vous que si, à la toute fin du tableau, dans le pdf des Masters sciences il y avait – on se demande bien ce qu’il fait là – mon Master Meef PE… Et oh! Comme par hasard, ma pré-rentrée était le vendredi à 16h… Je vous avoue que j’ai eu une petit coup de panique ! Car ça voulait dire que du coup les cours commençaient le lundi et que je ne savais pas à quelle heure ni où ? OMG !

Du coup, lundi je me suis pointée à la première heure à la fac de sciences humaines (la Flash) où on m’a dit « en fait ça a changé cet été, le master meef est maintenant rattaché à la fac de sciences. Bon et bien comme diraient Omar & Fred « première nouvelle, merci de me prévenir ». Je suis donc allée à la fac de science en espérant trouver facilement le secrétariat. 1- j’ai mis 15 minutes à tourner en rond dans la fac (c’est vachement grand, moi j’étais habituée aux petits IUT) 2- finalement la secrétaire ne commençait qu’à 9h. Je lui ai sauté dessus à 9h pétant (ça faisait 1 heure que j’attendais dans une fac de sciences, DE SCIENCES !!!!) tout ça pour m’entendre dire « le 1er cours a déjà commencé : français de 8h à 10h… Rahhhhhhh ! « Oh bah c’est pas grave hein, le français c’est une sous-matière, pas du tout un savoir fondamentale !!!!! » < ironie.

Résultat des courses j’ai loupé la pré-rentrée et mon premier cours de français… Sans compter que je n’ai pas précisé que le directeur de la formation était dans le bureau de la secrétaire lorsque je me suis pointée… du coup mon petit enfant intérieur pris sur fait a dit « c’est dommage, je travaillai vendredi », oups c’est sorti tout seul ! Bref…

Du coup mon 1er cours était… roulements de tambour… EPS ! Qui l’u cru ! En amphi en plus, une présentation théorique. Le prof est très sympa, il parle normalement pas en mode grand orateur et est plutôt drôle et pas franchement langue de bois sur le métier ! J’aime :).

Puis il y a eu ce moment tant redouté, celui de la pause déjeuner. Pour ma première pause déjeuner j’avais quasiment 2 heures… Il ne m’en fallait pas tant, je n’ai pas encore de copines pour papoter et pas du tout de lieu de prédilection pour déjeuner. Du coup j’ai erré une bonne demi-heure autour de la fac avant de savoir quoi faire. Mon restaurant d’entreprise hyper beau, hyper bon et hyper cool c’est transformé en un hyper marché. Oui j’ai fini chez Carrefour pour mon 1er déjeuner d’étudiante (plus exactement Stagiaire de la formation continue, mais ça c’est une autre histoire)… Bon en même temps je me suis posée en face du port du coup la vue n’était pas dégueu 😉

L’après-midi j’avais mon 1er cours de didactique mathématique (apprendre à apprendre les maths aux enfants). Là je me suis éclatée ! Tellement intéressant ! Même si j’ai carrément balisé lorsque le prof a lancé « ça, ça et ça voici les polycopiés (ce mot est mon nouveau mot préféré, je l’avais complètement oublié) c’est à bosser par vous même, on aura pas le temps de le voir ensemble et ce sont des bases que vous avez normalement déjà acquises car vous êtes tous passés par le collège ». Archi LOL ! J’ai pleuré de stress intérieurement pendant 5 longues et interminables minutes (oui oui c’est possible) et lorsqu’il a montré le polycopié j’ai recommencé à respirer normalement « Alléluia ! C’est exactement les thématiques que j’ai revues cet été lors de ma remise à niveau en maths ! ».

En définitive, je pensais que ce serait très difficile de rester assise et concentrée durant autant de temps, mais lorsque le sujet vous passionne, c’est easy !

#sisi

PS1 : je suis claquée

PS2 : j’ai hâte de me faire des copains/copines

PS3 : demain je termine à 19h30…

PS3 : c’est pas en racontant ma life sur ce blog que je vais avoir le concours !

 

 

 

 

Une semaine riche en émotion.

Cette semaine ? Ca faisait des mois et des mois que je l’attendais sans véritablement savoir comment elle allait se passer. Plus elle arrivait et plus la boule au creux de mon plexus grandissait. Je savais qu’elle serait riche en émotion mais comme moi et les émotions on ne se côtoie que depuis quelques temps, j’avais un peu peur et je ne savais pas trop à quoi m’attendre.

Lundi c’était la veille de mon pot de départ, j’étais un peu focalisée sur « Attend. Ils vont être 60 personnes. Donc à raison de deux parts de gâteau chacun, je vais devoir faire… »(note à moi-même bon exercice de maths pour les primaires). J’ai quand même réussi à être présente à ma dernière réunion de service tout en participant, « même dans la dernière ligne droite la nana répond présente, quel professionnalisme ! ». J’ai fait quelques bidouilles de PAO (mise en page de documents) mais plus la journée avançait et plus le stress montait. J’avais organisé un déj le midi avec mes collègues de bureau, l’équipe restreinte. C’est à ce moment là que j’avais prévu de leur offrir le petit cadeau personnalisé que j’avais trouvé pour chacune d’elle. Mais c’était sans compter que le fait que j’avais une cervelle de moineau et je j’avais oublié de les charger dans ma voiture… Lundi soir, j’étais censée préparer les 10 gâteaux « fondants, croquants » ! Mais ça aussi c’était sans compter que une RDV chez l’acupuncteur pris des mois en avance et sans compter sur ledit acupuncteur qui, comme par hasard, m’a gardé 20 minutes de plus que d’habitude. J’étais clairement à deux doigts de débarquer à poil avec les aiguilles partout dans la cabine d’à côté pour lui demander s’il ne m’avait pas oublié ! Bref… du coup je suis arrivée hyper tard chez moi mais « oh vision de rêve » monsieur était déjà aux fourneaux (déso les filles il est déjà marié à une super nana en plus). J’ai terminé à 11h15, plus stressée que jamais sur un quatre-quart qui a dû se reprendre 10 minutes de cuisson en plus alors que j’entrevoyais enfin la fin du calvaire… (#laseancedacupuncturequisertarien)

Mardi matin je me suis réveillée un peu plus calme mais « OMG c’est le grand jour de mon pot de départ ». On a très rapidement donné le ton de la journée lors de ma distribution de cadeaux (celle ratée de la veille) ; à 8h45 on était déjà trois à chialer dont une qui s’est lâchement réfugiée aux toilettes (je ne citerais pas de nom). J’étais dans un état de « guerre émotionnelle intérieure ». Tristesse? Joie? Peur? J’ai passé la journée à attendre qu’elle passe. À attendre l’heure fatidique : 16h30. Le temps passait tellement lentement… À 16h15 j’ai commencé à installer mon pot et là j’ai vu une collègue s’affairer pour faire fonctionner un vidéo-projecteur. Mon stress est monté en flèche et je me suis dit « oh non ils n’ont pas fait ça quand même?! Là c’est mort s’il y a une vidéo je chiale à coup sûr ! ». Il y avait bien une vidéo et quelle vidéo ! THE vidéo qui ferait pleurer n’importe qui. Ma chef avait demandé à mes collègues de filmer leur réponse à des questions du type ce qu’ils aiment chez moi, leur meilleur souvenir avec moi, ce qu’ils me souhaitaient, etc… Je vous ai dit « à faire pleurer un gardien de prison ». Dès la 1ère seconde (Il y avait juste marqué « Mélo » sur un fond noir…) j’avais déjà les yeux embués et j’ai pleuré pendant 15 minutes. Mais j’ai ri aussi, beaucoup car certaines collègues sont pleine d’imagination (Cécilou se reconnaîtra) ! J’ai eu un pot de départ de rêve, inoubliable. Je n’en reviens toujours pas du monde qu’il y avait et de l’amour qui emplissait la salle. C’était un très, très beau moment. Bien sûr, je suis repartie avec une tonne de gâteau en trop et j’ai gavé mes collègues le reste de la semaine avec mes « venez prendre un bout de gâteau ». Sorry les filles. Je me suis sentie vide et un peu perdue après les festivités. Je n’avais pas envie de rentrer chez moi mais je me suis vite rendue compte que j’étais également épuisée. Mon premier pot de départ, et quel pot de départ, à l’image de mon expérience dans cette boîte, complètement fou fou !

Mercredi, retour au bureau pour le débriefing. Vous avez cru que j’étais partie et non! Mon contrat ne prenait fin que le jeudi. J’ai fait mon pot plus tôt car bon nombre de mes collègues, à commencer par moi-même, était en convention commerciale le reste de la semaine. Bref… Mercredi matin j’ai passé ma journée à débriefer du pot de la veille. J’étais ravie d’avoir les coulisses, jamais je n’aurais pu partir sans toutes ces informations cruciales !!! J’étais vraiment beaucoup plus détendue. Le mercredi après-midi j’étais en convention, une conférence avec pas mal d’intervenants, ça m’a beaucoup changé les idées d’autant plus que la thématique écologique me passionnait !

Jeudi – THE LAST DAY. Ça y est on y était. Ça faisait un baille que je n’avais pas été aussi détendue. Au final c’était une très bonne chose ce pot de départ en début de semaine ! Le matin, j’étais, comme la veille, en conférence. Et l’après-midi, j’étais en « team-building »  (ce sont des ateliers qui permettent de renforcer l’esprit d’équipe). En gros j’ai passé ma journée sur un voilier avec quelques collègues par un soleil merveilleux (déso les jaloux). Quoi de mieux pour terminer un job ?! Et le soir, j’étais cordialement invitée à venir me goinfrer de petits fours et à boire du champagne sur un bateau dans un cadre de rêve lors de la soirée de clôture de la dite convention. Un pur bonheur ! Je n’arrivais tellement pas à rentrer chez moi que pour la première fois en 11 ans de soirée dans ma boîte j’ai fini en boîte de night ! Je sais, ça claque ça comme dernière journée de taf.

#sisi

Ma remise à niveau en maths.

En janvier, dans le cadre de la réalisation de mon dossier de Motivation pour ma demande de financement de CIF (Congé individuel de Formation) > j’en parle plus ici, j’ai pris rendez-vous avec le directeur du Master MEEF afin de lui poser un maximum de questions sur le fonctionnement / déroulement de la formation et accessoirement de me présenter :).
D’ailleurs j’ai une anecdote rigolote à ce sujet…Pendant tout l’entretien, j’ai répété à plusieurs reprises que je n’étais franchement pas au niveau en maths, que le prof allait avoir du fil à retordre avec moi, que ça n’allait pas être une partie de plaisir (je ne plaisante pas, 5/20 au bac section ES… mais en même temps il y avait un exo qui portait sur les intégrales, le truc abordé en speed par la prof à la fin de l’année car nous n’avions pas eu le temps de boucler le programme). Bref à la toute fin de l’entretien, il finit par me dire « Ah oui et sinon, c’est moi qui assure les cours de maths, oui je suis Professeur de maths » et moi qui lâche un « oh merde ! » qui l’a bien fait marrer. Je pense qu’à la rentrée il n’aura pas oublié ma tête ! Mais je m’égare…

Pour me préparer à ma rentrée j’étais plutôt partie pour lire des bouquins sur l’éducation, la pédagogie, etc… et mon futur prof de maths préféré m’a gentiment conseillé de plutôt bosser à fond les maths et le français. Roh c’est nettement moins intéressant… Bref la mort dans l’âme j’ai lâché mes bouquins et je me suis plongée dans les manuels de maths et français (enfin surtout les maths) mais franchement seule devant un bouquin alors que ta dernière note en maths date d’il y a 13 ans et que c’était un 5/20 c’est dur, très dur, très, très dur.
Je me suis dit que sur internet il devait bien y avoir des supers tutos maths (il y a bien des supers tutos coiffure !). Et je suis tombée sur les cours en visio-conférence de M. Saïd Chermak, qui au passage l’un des auteurs du manuel de maths pour le crpe de l’éditeur Nathan (ce n’est pas rien quand même).

Il propose des cours de maths payants, de la rentrée jusqu’au concours, et il balaye l’ensemble du programme pour préparer l’étudiant au épreuves écrites. Il y a aussi des cours de didactique dispensés par un autre professeur et des cours de français (didactique exclusivement) également dispensés par une autre prof.
Il propose également dès la fin du concours et jusqu’à fin juillet une remise à niveau avant la « rentrée » qui reprend vraiment les bases pas à pas de façon très pédagogique.
Pour ma part, je n’ai souscrit qu’à la remise à niveau sachant que j’allais rentrer à l’espe en septembre (même si je ne doute pas une seconde que ça serait vraiment complémentaire et utile de suivre les deux mais honnêtement je pense que je n’aurais jamais le temps de tout faire).
La formation a commencé le 12 mai et s’est terminée le 20 juillet. Les cours duraient en moyenne chacun 1 heure, à raison de 32 cours. On a passé en revue opérations de base, fractions, puissances, développement, factorisation, équations, inéquations, système d’équations, inégalités, racines carrées sans oublier la géométrie avec Thalès, Pythagore, les figures géométriques, la trigonométrie (je l’avais complètement effacé de ma mémoire ce mot) et le prof ne compte clairement pas ses heures !
Je vous avoue qu’au début je me suis dit OMG mais dans quoi je me suis embarquée ! Et honnêtement j’y ai pris goût. Et surtout j’étais ravie de voir que je comprenais.

La visio-conférence ça fonctionne de la manière suivante : tout le monde est convoqué à une heure précise par le prof, et chacun se connecte à la plateforme avec des identifiants préalablement reçus. Lorsque le cours est commencé, s’affiche sur notre écran une fenêtre qui diffuse visuellement ce qu’écrit le prof avec une petite fenêtre où l’on voit son visage et évidemment on l’entend parler ;). Il y a également un « chat » (pas celui qui fait miaou) où tout le monde peut interagir pendant le cours et surtout poser des questions (et j’en ai posé des questions !).
Après chaque séquence de cours, il y a une planche d’exercices à préparer pour la fois suivante que l’on corrige tous ensemble.
Il est également possible de visionner les cours en différé lorsque l’on ne peut pas se rendre disponible. Cela permet aussi de revoir ce que l’on n’a pas assimilé.
Pendant ces quelques semaines de remise à niveau, j’ai également eu la possibilité de visionner tous les cours de 2016 et de 2015 avec des exemples à chaque fois différents d’une année à l’autre et des planches d’exercices également différentes. C’est vraiment très complet et interactif et je n’ai payer que 80€ ! Oui 80€ ! Je n’en reviens toujours pas… le bénéfice est tel ! Grâce à cette remise à niveau, j’aborde les cours de maths de l’espe avec moins d’appréhension. J’ai véritablement repris confiance en moi sur cette matière qui a très trop longtemps été ma bête noire.

Je n’ai pas encore commencé les cours à l’espe mais je suis certaine que cette préparation va m’être fort utile ! RDV le 4 septembre 🙂

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser, et surtout n’hésitez pas à aller faire un tour sur http://ecrpe.com/index.html ! Big up pour M. Chermak !

#sisi

Toujours prévoir un plan B.

Je m’explique.

Lorsque j’ai commencé à me dire que je voulais changer de métier pour devenir Professeur des écoles, j’ai souhaité confirmer mon choix en réalisant un bilan de compétences.

Un bilan de compétences c’est un temps pris pour faire le point sur son parcours et envisager son avenir professionnel. Le salarié est accompagné d’un conseiller psychologue du travail au cours de plusieurs séances de travail individuelles (je ferais un article dédié pour vous raconter en quoi ça consiste et vous faire part de mon expérience). L’issu du bilan de compétence a clairement confirmé que je n’étais pas (plus) faite pour la communication et que le métier de Professeur des écoles (PE) me convenait bien mieux (Ouf j’avais vu juste !).

Mon conseiller m’a orienté vers une demande de Congé Individuel de Formation (CIF). Très simplement, vous restez dans les effectifs de votre entreprise mais au lieu d’aller au bureau, vous allez à l’école. C’est un dispositif très intéressant car pendant ce laps de temps, vous continuez à cumuler votre ancienneté, à percevoir vos primes et surtout votre salaire vous est toujours versé, en gros c’est le paradis ! D’ailleurs c’est là je j’aurais dû me méfier… Les modalités : votre employeur doit être ok pour vous laisser partir en formation et votre OPACIF (l’organisme auquel votre employeur cotise et qui finance votre formation) doit accepter de vous financer.

Pour l’employeur il faut simplement faire un courrier de demande d’absence pendant la formation mais pour l’OPACIF, c’est un imposant dossier de motivation à monter (d’où l’utilité d’avoir fait un bilan de compétences en amont) : entretiens avec des professionnels à réaliser et un stage à faire dans le domaine choisi. Plus de 30 pages quand même !!!

J’étais vraiment très, très positive sur l’issu car mon conseiller en bilan de compétences et un conseiller de mon OPACIF avaient été dithyrambique sur la qualité de mon dossier. Dans ma tête c’était assez clair : en septembre direction la fac et bye bye le bureau.

Pendant toute la période du montage de mon dossier (quasiment 1 an), je n’avais pas prévu de plan B, au cas où ma demande était refusée. Pour moi impossible de poser ma démission et de me retrouver au chômage avec les charges d’une maison tout juste construite et surtout avec la crainte de faire subir tous ces désagréments à Monsieur. Partir en formation financée pendant un an et retrouver son poste à l’issue si besoin c’est une chose mais poser sa démission et être au chômage tout en reprenant ses études, c’en est une autre. Je n’étais pas du tout prête à changer si radicalement mon confort de vie. Mais plus ça allait et moins j’étais prête à replonger pour une année de boulot en attendant de redemander un financement que je n’aurais peut-être jamais (car le CIF peut être refusé à vie, À VIE !). Petit à petit il m’était plus difficile de me voir rempiler pour une année au bureau plutôt que de galérer financièrement en tant que chômeuse-étudiante (il ont d’ailleurs un nom pas du tout compliqué et facile à retenir pour nous désigner : Stagiaire de la formation professionnelle – sans commentaire).

Quelques semaines avant la commission d’étude de mon dossier, j’ai pris une grande décision en mode « conseil de famille (à deux) où j’ai/nous avons décidé que quoi qu’il arrive je faisais cette formation et donc si je n’avais pas mon financement, je demandais une rupture conventionnelle (que j’ai eue. MERCI mon employeur).

Début juillet, mon dossier a été étudié par une commission de personnes (je ne sais pas qui) sans que je puisse venir défendre ma cause (#frustration). Le lendemain je pouvais lire sur l’interface en ligne un bon et gros « REFUSÉ » (oui oui, en lettre capitale). J’ai accusé le coup toute seule comme une grande devant mon ordinateur au bureau. J’étais sonnée. Puis lorsque j’ai repris mes esprits j’ai appelé Monsieur qui était extrêmement déçu et en colère (il y croyait tellement lui aussi), j’ai débriefé avec une collègue croisée dans un couloir ce qui m’a beaucoup aidé (Merci Madame A.). Et je suis revenue dans le bureau annoncer la nouvelle à mes collègues, des collègues en or d’ailleurs qui m’ont réconfortées avec des mots et des câlins.

Heureusement que j’avais un plan B !

Aujourd’hui je suis à deux semaines de la fin et surtout du début et c’est un peu comme lorsque vous rentrez chez vous et que vous avez envie de faire pipi, plus vous vous approchez de ta porte d’entrée, plus l’envie est pressante et lorsque vous mettez la clef dans la porte, vous êtes à 2 doigts de vous faire dessus. Je vous l’accord, ce n’est pas glam comme image mais je trouve que c’est parlant ;).

#sisi

À propos… de moi.

Pas facile d’écrire ces quelques lignes pour se présenter ! Alors faisons simple… ou pas !

Après 11 ans dans la communication (dans la même boîte !) j’aborde la trentaine en prenant ZE virage professionnel et en retournant à l’école pour préparer le concours de Professeur des écoles (le CRPE, maîtresse quoi). Je rêvais d’apprendre à mettre la colle du bon côté de la feuille, rassembler des gommettes de même couleur et faire des boudins en pâte à modeler (je ne vous parle même pas du tricycle) mais en fait ça sera plutôt phonétique, imparfait du subjonctif, théorème de Thalès et inéquations…et je vous épargne l’histoire de l’école au Moyen-âge (j’exagère à peine). Bref retour sur les bancs de l’école, l’ESPE pour les connaisseurs, l’école de ceux qui apprennent à apprendre aux apprenants (Pfiou !) !

Qui l’un cru, je me revois encore moins de 3 ans en arrière « nan mais moi JAMAIS je retourne à l’école ! ». Bon bah il n’y a que les c** qui ne changent pas d’avis hein ?!

J’enrichirais peut-être au fur et à mesure parce que se définir à un instant T c’est oublier que l’on évolue perpétuellement (ah oui je suis philosophe à mes heures perdues J). En espérant faire un BIG édit en juin 2018 : JE SUIS PES (Professeur des écoles stagiaires). Youhou ça voudra dire que j’ai eu le concours !

Sinon j’aime les chats (ok super original), je suis très branchée #bio #écolo #DD et je viens de commencer le golf (c’est un peu mon joker, si je n’ai pas le concours je me lance dans une carrière pro (j’entends mon prof se marrer d’ici) ! Et je n’ai pas encore de bambins (BIG UP à toutes les mamans qui reprennent leurs études, respect les filles). Ah oui et chose importante, la position de yoga que j’aime le moins : le chien tête en bas…oui oui celle que l’on fait toutes les 2 minutes !

#sisi

PS : je fais souvent des fautes d’inattention de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison… et là vous vous dites « et la nana veut enseigner # lol » et là je vous réponds « bah oui c’est pour ça que je retourne à l’école avant J » et toc 😉